lundi 20 septembre 2010

Blague : Pokemon Noir & Blanc.

"Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour" aurait pu être l'introduction idéale à ce papier, à la fois référence au sujet et à mon retour d'entre les déconnectés. Sauf que ce serait à la fois convenu, pas drôle et embarrassant. Donc je ne le ferai pas.

Nintendo, toujours à la pointe de l'innovation en 2010, inaugure une révolution dans le monde du JV, le combat du Bien contre le Mal, le Yin et le Yang, avec une fraîcheur et une intelligence toute particulière. Merci aux créatifs !

La blague du moment, si vous savez lire, c'est la liste des nouveaux Pokemon. Le prochain volet, version Noire et Blanche, Pokemon 5G. Soyons clair dès le départ : Les Pokemon sont hideux depuis la 3G, Rubis & Saphir. Même si ça avait déjà commencé avec les 3 chiens légendaires dégueulasses sur Or & Argent. Souvenez vous :
Mais bon, au moins tous les autres était tous charismatiques ou mignons, depuis, ils sont tous tellement laids qu'on hésite à les capturer et, accessoirement, de jouer au jeu. Sauf si on a 12 ans et qu'on aime Naruto et Kick-Ass, évidemment. On arrivait à se consoler car dans le lot, il y en avait des réussi il faut l'avouer. Mais pour la 5ème génération, ils ont préférés les rendre tous moches, après tout, "pourquoi s'emmerder à faire de la qualité quand on a des milliards de pigeons prêt à tout acheter ?" disait D.Guetta.

Faut dire qu'avec les deux dindons sur les pochettes et les starters qu'on a eu il y a quelques mois, à savoir le cochon ninja, la feuille bourgeoise et le clown triste, on savait à quoi s'attendre. Mais non. En plus j'en ai rien à faire de pokemon depuis 2001, mais là il fallait que j'en parle : On a droit à un pokemon pigeon, un pokemon bougie, des dragons qui ressemblent à rien, un pokemon taupe, un pokemon champi-pokeball, un pokemon maçon, des trucs on sait pas trop ce que c'est censé être, etc.. et un putain de pokemon Yorkshire. 

Putain un pokemon YORKSHIRE, merde. 

YORK-SHIRE.



Non mais j'imagine le mec à la réunion des designers... "salut les potes, la dernière fois j'suis allé chercher le chien de ma copine au toilettage, là, et putain j'me suis dit que ça f'rait un super pokemon !" "ah oui bonne idée, oh bravo quel génie !!"

Les immondices en questions : 

J'ai envie de pleurer.


Bref, la liste complète ici, si vous avez le courage.

jeudi 5 août 2010

Le jeu le plus dur du monde. Ouais.

Salut les filles, j'suis en vacances donc j'ai pas spécialement envie de poster (flemme) sur mon blog, donc on se reverra à la rentrée. Là au moins j'aurai des trucs intelligents et importants à faire, je pourrai procrastiner à foison sur cette page. Ne croyez pas que j'en reste là : je vous laisse vous dépatouiller avec le jeu le plus dur du monde. Ouais, rien que ça. Y'a de quoi patienter au moins 3 mois. "Les jeux les plus simples sont les meilleurs" disait le singe violet aux lunettes fluos de Mario Galaxy 2. Ouais, et souvent, ce sont les plus durs. Niveau simplicité, le jeu le plus dur du monde en impose. On dirige le carré rouge. On doit se réfugier dans les zones vertes en prenant tous les petits points jaunes au passage (un seul passage !), tout en évitant les bleus. Objectif : finir les 30 niveaux avec le moins de morts possible tout en supportant les moqueries du  concepteur, la musique et les bruitages. Bonne chance. J'ai découvert le jeu ce matin, et je n'ai pas vraiment le temps de jouer, d'où mon pitoyable score. Promis dès que je fais mieux j'édite.



Ah et je vous laisse aussi sur un petit truc intéressant : (là je m'adresse à la ménagère de moins de 50 ans qui s'est achetée une DS et qui me lit chaque jour) Dr Kawashima ne te rendra pas plus intelligente : garde tes sous pour des vrais jeux vidéo.

mardi 27 juillet 2010

TSHS2

Ce mois-ci est sorti ce Hors Série plutôt intéressant du magazine Tsugi. Je suis pas tellement fan des magazines. J'ai plus une âme d'un blogueur que d'un abonné à une rédaction condamnée à suivre une ligne de rédaction uniforme. Et, à part quelques exceptions (j'vous ai déjà parlé de Resident Advisor), je n'en lis pas, ou alors pour comparer mon avis avec celui de la critique. Tsugi n'est pas une exception, même s'il m'arrive de consulter le site de temps à autre. J'dois bien avouer que les magazines qui titrent "100 disques  indispensables que vous ne connaissez pas encore" en hors série de l'été, m'intriguent : "il reste encore des disques que je ne connais pas ? Voyons voir." aurais-je voulu avoir les moyens de me dire. En réalité, la curiosité à pris le dessus. Et effectivement, ça n'a pas loupé. A première lecture, seulement 9 disques ont  eu le plaisir de se faufiler jusqu'à mes oreilles. Dont deux (le disque de The Other People Place et celui d'Arovane "j'en parlerai") qui sont cultes pour moi.

Des disques oubliés, depuis 1980 à aujourd'hui. Vaste programme. J'aurai aimé y voir les années 70 également mais il y aurait eu 100 disques de Krautrock. A conseiller à l'auditeur qui a fait le tour des "1001 disques à avoir écouté dans sa vie" ou encore des "disques favoris de Phillipe Manoeuvre". A conseiller au néophyte qui a besoin d'un porte d'entrée dans l'univers encore inconnu de la bonne musique. Je n'ai pas tout lu. Il y a des microchroniques pour chaque disque, des minidossiers sur des groupes (Coil !) un disque "sympa sans plus" et des "top 5" dont de merveilleuses chroniques enragées qui démontent la hype des 00's (Animal Co, Arcade Fire, Fleet Foxes, Burial...) et des 80's (Joy Division, Sonic Youth, Pixies...) avec un cynisme absolu. J'aime ce genre de choses. Celles où tu esquisse un sourire poli en grinçant des dents "hahaha quel con n'importe quoi !" quand tu aimes profondément un des disques victimes, celles où tu arbore un énorme sourire fier "Il a raison hinhinhin !"  quand elles défendent une vision dont tu pensais être le seul détenteur. C'est le jeu. Un jeu auquel peu de personnes veulent jouer, ce qui le rend terriblement plus amusant. Dans tous les cas, il fera office de lecture de chevet pendant mon été, et j'espère y découvrir de quoi remplir mon étagère.

lundi 19 juillet 2010

Sable dans le maillot et décolletés plongeants.

Je vais vous apprendre un truc, c'est l'été. L'été c'est cool. Il fait trop chaud, les filles sont plus belles et le reste du monde entre dans une autre dimension. Il paraît que ça fait cool d'élire un album de l'été, mais je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment l'actualité de cette année 2010, donc mon choix sera vite fait. L'album de Tame Impala nommé "Innerspeaker" s'impose en "disque de l'été, en tout cas des mois de Juin/Juillet facile". Comment résumer ? Vous aimez MGMT mais vous trouvez "Congratulations" "mauvais et peu inspiré" ? Vous aimerez ce disque. Vous n'aimez ni MGMT, ni Congratulations ? Vous l'aimerez aussi. D'ailleurs même si vous ne connaissez pas MGMT ni leur dernier album vous aimerez ce disque. Par contre si vous aimez Congratulations vous avez définitivement mauvais goût. Bref, je vais quand même parler de Tame Impala.

La première chose qui m'a intrigué dans ce disque, c'est la pochette (wahouh!), le nom (référence à Impala Syndrome ?), puis le single Solitude Is Bliss (Sans doute le morceau le plus mauvais de l'album...). A 2 contre 1, je me suis lancé dans l'aventure. Premier constat : L'album respire la fraîcheur, la fin des années 60 et les hippies sur les plages.



Dès le départ, on se laisse embarquer. It Is Not Meant To Be pose le ton de l'album : Aérien et ensoleillé. Tandis que Desire Be Desire Go apporte un peu de légèreté, on croit atteindre (à raison) le sommet indépassable de l'album avec Alter Ego, véritable torrent psychédélique sucré, nirvana pour cerveaux encore lucides. Et la (très bonne) suite de l'album ne nous contrediras pas. Du moins jusqu'à Expectations. Pour tout dire, si cet album entre dans mes favoris du moment c'est surtout grâce à Expectations. Épopée onirique multicolore d'un peintre inconscient, le morceau est, à l'image de l'album, une formidable synthèse du meilleur de la musique psychédélique fin 60's/début 70's couplée à une basse et un refrain à toute épreuve. En bref, si vous mourrez de soif, écoutez cet album.

mercredi 14 juillet 2010

Le cas Toy Story, et un petit peu le cas Pixar aussi.

D'entrée, j'annonce de mémoire que ça fait pile 10 jours que je n'ai rien fait. C'est les vacances j'ai le droit. J'ai fait plein de trucs qu'on ne peut faire que pendant les vacances : accepter l'échec de ma vie. Non, je ne finirai jamais FF6. La première fois que j'ai essayé, ma sauvegarde a plantée, la deuxième c'est mon PC entier qui claque. Je n'ose le tenter une troisième, ou alors pas avant décembre 2012. Bon et je peux aussi re-regarder les 2 Toy Story. En attendant de voir le 3ème volet.


John Lasseter, suite spirituelle de Tin Toy, 1995, Premier Long métrage Pixar, et tout le blabla que vous savez déjà, on zappe, pour arriver à l'essentiel : Toy Story est le meilleur Pixar jamais sorti. D'un côté, c'est con que ce soit le premier. De l'autre si on se penche un peu sur le reste des prod' il apparaît comme une évidence : la suite est excellente, 1001 pattes est plutôt bon, Monstres & cie, Ratatouille et Wall-E font partie des meilleurs (selon la règle intestable suivante issue de mon bon goût indéniable : mes préférés = les meilleurs) quant au reste, c'est plutôt mitigé : Cars est un daube, Nemo, Indestructibles et Là Haut sont décevants. Trop enfantin pour Nemo, trop "réaliste" pour Indestructibles et trop syndrome Wall-E pour La Haut. Étrange cette nouvelle mode chez Pixar, 30 minutes de poésie pure et de génie qui te nargue "je suis le meilleur film d'animation que t'ai jamais vu, mec !" mais changement du tout au tout pour le reste où tu t'ennuie devant tant de facilité et de recyclage. Sauf que j'aime quand même Wall-E.

Toy Story, c'est le concept magique : les jouets prennent vie une fois les enfants partis. Et c'est là que le talent de Pixar fait passer le film du simple statut de divertissement pour enfants à une fable pour adultes. En tant que spectateur, tu peux regarder le film avec ton âme d'enfant, rire aux blagues, suivre les péripéties avec de grands yeux béants, avoir peur de Cid et t'imaginer à la place d'Andy. Tu peux aussi le regarder  comme un vrai adulte et t'amuser des références cinématographiques (plus subtiles que dans le deuxième volet) mais pas que (littéraires et private jokes), y voir une fable moderne et jouir de la qualité de l'animation. J'ai pas besoin de vous détailler les thèmes abordés (la jalousie, l'abandon, la conscience de soi et blablabla) et de décortiquer chaque seconde du film pour prouver méthodiquement que c'est un film intelligent et subtil. Tout simplement parce que j'ai horreur de ça, j'ai toujours pris en grippe les profs de français qui nous obligeaient à détailler et interpréter chaque éléments d'œuvres : Pourquoi serait-on obligés de mettre des mots sur ce qu'on a vu et compris ? Si c'est implicite, nul besoin d'expliciter. C'est pas bien grave en soit sauf que c'est un affront à l'intelligence du spectateur ainsi qu'a l'œuvre. Comme d'hab', j'avais déjà tout compris à 13 ans. De toute façon que vous soyez de l'un ou l'autre des bords, le film ne repose pas que sur ces seules qualités : l'écriture et la mise en scène sont justes énormes. Là tout de suite, j'ai en tête la poésie des monstres de la chambre de Cid (raah l'araignée robot à tête de poupée scalpée, la canne à pêche sur jambes...), la scène "finale" des jouets qui se vengent de leur tortionnaire, "Vers l'infini et au delà !!" et le début, avec la mission commando des soldats en plastique, qui représentent au mieux la force du concept derrière ce bijou.



(j'ai pas trouvé l'extrait intégral)

dimanche 4 juillet 2010

Roux ma keuf l'aï.

Aujourd'hui je fait de la pub. Je fait de la pub pour le blog de RooMcFly. Pas qu'elle en ai besoin, (c'est une star du net), mais elle m'en a fait une fois et c'est le navet la plus bonne que je connaisse.


Concrètement son blog il donne quoi ? Des playlists à la con. Ouais c'est ça, avec des images et des vidéos qui n'ont rien à voir. Et comme une démo vaut mieux que des explications à rallonge, voici en exclu un article en mode roux :

Au début, elle numérotait les articles, maintenant elle fout des citations HS parce que ça fait trop délire, du genre
Pépé dit que les garçons sont fait de vers et de limaces. Je... J'aime pas beaucoup Pépé.

Ensuite, on a droit à une image trop délire qui n'a rien à voir avec le reste et une légende appropriée
Well Done !

Là c'est le moment où elle raconte sa vie et où elle explique la playlist du jour, en gros ça donne :
Aujourd'hui un fan Anonymous illettré m'a demandé sur Formspring une super playlist top géniale : [insérez ici un thème à la con]. Je parie que personne ne sait que [insérez ici une anecdote que tout le monde connait] je tiens donc à réhabiliter la vérité sur la choucroute belge.

C'est alors qu'elle balance sa playlist, et j'en ai concocté une pour que ce soit plus drôle sur un thème que j'ai tiré au hasard dans mon chapeau magique : Les titres de chansons qui sont des prénoms de filles. J'en ai oublié exprès, pas besoin de venir me dire que j'ai oublié telle ou telle chanson : Je n'ai pris que du "rock" au sens large et jamais deux fois le même prénom et que des morceaux que moi j'aime alors voilà et je vais écrire en taille normale parce que ça deviens illisible : 


Je n'arrive toujours pas à insérer ce foutu lecteur grooveshark et comme j'ai pas envie de me prendre la tête cliquez ici.

Au programme : la vérité sur Gloria, Lola le transsexuel, le morceau le plus le seul morceau triste de l'univers par CAN, Stevie Nicks est la femme la plus sexy du système solaire sur Rhiannon, j'ai triché en mettant Solaar mais en ce moment j'ai ressorti tous ses vieux disques donc j'ai le droit, et d'autres. J'ai aussi triché sur Eddy Grant : Jo'anna n'est pas une femme mais Johannesburg, mais comme c'est la coupe du monde et que c'est l'été j'y suis un peu obligé.

Ensuite elle signe :
Kisslovepeace bordel de bite enjoy bonne nuit skee skee

LOL

mercredi 30 juin 2010

Tu savais qu'Elvis avait un jumeau ?

J'viens de finir de lire Y : Le dernier homme. C'est le premier comic que je lis en entier. Je n'aime pas les séries, aussi. Que ce soit à la télé ou en manga/comic, c'est interminable, ça n'est que frustration et fan service incohérent. Et surtout, dans la plupart, les auteurs ne savent pas eux mêmes comment y mettre un point final. L'exemple de Lost ou encore des séries dépassant les 50 tomes comme One Piece c'est juste ridicule. Moi je plains les pigeons fans qui s'acharnent à suivre ce genre de trucs en tout cas. Moi j'aime quand l'auteur a le début et la fin en tête avant d'écrire son truc, pas quand il demande aux fans qui ils veulent voir crever dans le prochain épisode parce que lui ben il a pas vraiment d'idées. J'aime aussi quand c'est pas trop long, et surtout, j'aime qu'une série soit finie avant de m'y mettre. Donc bon pour les séries TV c'est raté comme ça fini jamais et que c'est hyper long. Je découvre le monde de la BD depuis peu. J'ai attaqué avec La caste des Meta Barons et l'Incal. J'ai aussi fini le manga Akira il y a quelques temps, parce qu'au moins je peux me dire que je peux savoir la fin à n'importe quel moment, pas besoin d'attendre des mois et  des années pour savoir la suite d'un épisode que j'aurais de toute manière oublié d'ici sa sortie. J'ai voulu me mettre aux comics mais les super héros en collants ça va bien de temps en temps mais pareil c'est interminable et frustrant. Parfait timing avec la sortie du dernier Y : Le dernier homme : 60 épisodes découpés en 10 tomes.




Anticipation féministe : tous les mâles de la Terre meurent d'un mystérieux fléau, sauf Yorick et son singe esperluette (&). On nage en scénario de science fiction, pourtant chaque évènement paraît réaliste, possible. On se dit "putain mais ça se passerai sûrement comme ça". Des extrémistes féministes "amazones" prennent le pouvoir, d'autres se déguisent en garçon pou se prostituer, des israéliennes super méchantes veulent capturer le dernier homme sur Terre (là ok ça va un peu loin) pendant  que l'agent 355 le protège et que le docteur Mann cherche à le cloner et, avant tout, comprendre comment ce loser  illusionniste accroc à la culture populaire a survécu. Pas d'orgie en vue, juste le voyage des trois protagonistes à travers le globe pour découvrir la vérité, et au passage retrouver la petite amie de Yorick en Australie. Mais voilà ici, rien de surnaturel, juste un traitement réaliste qui calmera les féministes les plus extrémistes et remettra également les machistes en place. Beaucoup de flashback et d'approfondissement des personnages, et plusieurs pistes de réflexion sur "la cause", pas de réponse et tant mieux on en voulait pas. Beaucoup de références à la culture populaire : pas besoin d'avoir lu des comics pour comprendre, ici, une culture cinématographique, littéraire et musicale suffisent. Des cliffhangers (OMG la fin du tome 2 !! J'aurai jamais pu attendre 6 mois pour savoir la suite), de l'humour et des évènements inattendus. Une mise en scène (je sais pas si ça se dit mais tant pis) très classe et un dessin (par une femme !) qui s'améliore au fil des épisodes, contrairement à la traduction un peu foireuse sur la fin (mon dieu le tome 7 !!). On suit le périple qui s'étale sur 5 années dans un monde où les femmes essaient de le reconstruire autant que de le saboter. J'ai beaucoup aimé, en fait.



lundi 28 juin 2010

VHS artificielles et croques monsieur.

Felt. Evergreen Dazed. Des noms qui m'étaient inconnus il y a 30 minutes. Et pourtant il est clair qu'ils ne quitteront pas mon esprit. Pas aujourd'hui, ni même demain. Je sens déjà que je commence à me la jouer sentimentalo-niais, mais c'est quelque chose d'intense, et surtout, de très rare. Je préviens d'avance, ce sera un article assez personnel. Si vous y êtes allergique passez sans hésiter votre chemin. Comment vous expliquer... La magie d'internet, et du souvenir construit. A l'instant, ce morceau est un des plus importants que je connaisse. Commençons par le début : J'écoute tranquillement The Years EP de Memoryhouse en préparant des croques-monsieur, le match Brésil-Chili en fond, le son coupé. Je me mets à rechercher la date de sortie de cet EP sublime dont je parlerai très certainement avant la fin de l'année. Je tombe sur un article de Magicrpm et je tombe sur du namedropping sauvage : The Cure, Kate Bush et New Order. Et en plein milieu,  le morceau Evergreen Dazed, qui ne me dis absolument rien. Et comme à chaque fois dans ces cas là, je youtube le machin pour écouter. Wooow, la première écoute me laisse bouche bée et j'en oublie complètement les croques monsieur. Gros silence dans l'appartement. Depuis je n'ai de cesse de le remettre en boucle. J'ai l'impression qu'il est bien plus qu'une simple bonne surprise de plus : il représente pour moi une complémentarité avec Apache des Shadows. Aucun rapport à première vue. Si ce n'est ce passage entre 1m12 et 1m27 où les sonorités des deux morceaux sont très proches. C'est à cet instant là que tout c'est joué pour moi, je pense. Explications : Apache est certainement le morceau le plus lié aux évènements les plus importants de mon vécu. De manière inconsciente en tout cas. Je n'ai jamais écouté d'autres morceaux des Shadows, et ne le ferai sans nul doute jamais. C'est tout simplement la bande son de la VHS de mon enfance. Pile pendant la période d'amnésie infantile. De ces souvenirs dont je ne me souviens pas même la moindre seconde. Des souvenirs construit sur les simples images de cette vidéo, et de cette musique. Des masques de zorro, des maisons en bois et des vélos en plastiques. La fierté de mon père. C'est important pour moi. Et si Evergreen Dazed me bouscule autant ce soir, c'est qu'elle représente en quelque sorte la version désabusée, résignée  et pessimiste d'Apache. Le côté Face, ou le côté Pile, c'est comme on veut au final. Je ne pensais pas qu'un morceau pouvais encore remonter aussi profond dans mon inconscient, aujourd'hui. Sur ce, je vais tout de même découvrir l'album, et le groupe. Et manger les croques-monsieur.

Les Siestes Electroniques : Insomnies 2010.

Ce weekend, comme tous les ans depuis que j'habite Toulouse, j'étais à la prairie des filtres, le cul par terre, les yeux vers le ciel, les oreilles au soleil pour la 8éme édition des Siestes Électroniques. Les Toulousains ne mesurent pas la chance que nous avons d'avoir un festival aussi génial gratuit (ou quasi avec les soirées payantes) en plein centre ville.


Première rencontre de cette session : Pantha Du Prince (et comme j'en ai marre d'expliquer à chaque fois, je mets juste des liens à partir d'aujourd'hui et donc voici sans  nul doute un des meilleurs morceaux du monsieur) le Jeudi 24. Sans aucun doute le nom qui m'a mis la bave aux oreilles cette année. Voire le seul comme je ne connaissais aucuns des autres artistes. Malheureusement annulé pour cause de grève de train. Énorme déception, j'suis même pas resté pour Stanley Brinks, ayant écouté avant d'y aller, je n'avais pas été hyper emballé. Tant pis. A la place des inconnues m'ont raconté leurs vies sexuelles. C'est avec regret que j'ai raté la soirée du vendredi dans un entrepôt délabré, ça avait l'air assez génial. Du genre "Berlin au bord de la Garonne c'est possible". Tant que j'y suis, j'ai également manqué le premier show du Samedi 26, Es. Décidément c'est un début assez chaotique.

Heureusement le deuxième groupe fut une bonne surprise, une jolie découverte. Et ce fut même la meilleure prestation de cette édition. Non, la curiosité n'est pas un vilain défaut, et ce festival le prouve une fois de plus. Animal Collective sans le côté énervant, JJ sans l'exubérance inutile, High Places sans la timidité maladive, et  sûrement des milliers d'autres références à des groupes que je n'ai pas le plaisir de connaître. The Ruby Suns marquent le début de mes vacances et l'arrivée du soleil. Mon coup de cœur des Siestes 2010. La journée se poursuit avec Machine Drum, un gros geek avec une coupe bizarre qui mixe du hip hop/rn'b en chantant sous la douche par dessus. Le DJ set de Rebolledo à mis le feu (modérément) à la prairie jusqu'à 22h.

Deuxième journée, et une fois n'est pas coutume, j'arrive en retard et loupe le premier quart de Marc Demerau. Il n'en reste que c'était quelque chose d'assez magique. C'est comme si Fennesz rencontrait Alva Noto qui serait pote avec John Zorn. Puis y'avait aussi Château Marmont mais j'm'en souviens pas. Ensuite y'avait Mt Kimbie qui fait le buzz en ce moment. Il paraît que c'est du Dubstep mais j'ai pas vraiment trouvé. Pourquoi pas. En même temps pour ce que je m'y connais... Comme y'avait une jolie fille à côté j'ai pas vraiment suivi. La journée s'est achevée sur la prestation du DJ de Junior Boys qui a su mettre la même ambiance que la veille, en mieux.

Vivement l'année prochaine.


lundi 21 juin 2010

E3 2010 : Conférence Sony.

Presque une semaine après, un bref résumé complètement inutile de la conf' sony, parce que vous avez déjà sûrement tout vu.  Vous avez déjà tout vu parce qu'il n'y avait tout simplement rien à voir. Des remakes de Sly Racoon sur ps3, God Of War sur PSP, une date de sortie (il était temps) pour GT5, Killzone 3 en 3D, le PSMove qui assume son plagiat de la Wii, Infamous 2, Little Big Planet 2, des jeux PSMove tout pourri, Kevin Butler en pas grande forme, le comeback de Twisted Metal, rien d'excitant.

"80$ DTC sans le poncho lol"

En fait les seules annonces intéressantes étaient les multisupport, soit Dead Space 2 et surtout surtout Portal 2. Et Portal 2 est sans doute le jeux le plus intéressant du salon entier.

Le mot de la fin :   
"Regardez tous les jeux de merde que nous avons !" Microsoft.
"Regardez tous les jeux 100% recyclés que nous avons !" Nintendo.
"Regardez la PS2 comme c'était bien ! Un jour, la PS3 aussi aura des jeux !" Sony.

jeudi 17 juin 2010

E3 2010 : Conférence Nintendo.

Je suis tellement en retard que je ne sais pas par quoi commencer. Mardi soir c'était la conf' Nintendo. J'ai pu regarder le début. J'ai un peu de temps devant moi pour faire mon compte rendu perso. Ce post risque d'être long. La conférence en elle même était moins décevante que celle de Microsoft : Au moins il y avait des jeux.


On démarre en trombe avec le prochain Zelda : Skyward Sword. Enfin "démarrer en trombe" n'est peut être pas approprié. Disons plutôt qu'ils ont calé au feu tricolore. C'est affreux, mes pires cauchemars se sont matérialisés lors de cette présentation. D'entrée ils annoncent la couleur : un vulgaire skin de Zelda Twilight Princess en mode Cell-Shading (texture "dessins animés" à la Wind Waker). Et moche. Mais tellement moche que le simple mod cell shade en émulation d'Ocarina Of Time est plus beau (cf photo avant/après à droite). Alors je veux bien que la Wii ne soit pas puissante, mais là, c'est plus possible. Prenons Mario Galaxy. C'est à des milles lieues d'un vrai jeu avec de vrais graphismes : dans le même genre "trop choupinou trop coloré" y'a Banjo et Kazooie N&B qui le démonte. Mais ça reste joli. Là c'est plus moche que l'épisode Gamecube et à peine plus détaillé que l'épisode N64. Textures carrés, zéro détails et design honteux (la gueule des gobelins, pitié...).  Que je me fasse bien comprendre, Wind Waker est mon Zelda favori, et c'est largement grâce à ses super graphismes en cell shading et son Link cartooné, mais j'en parlerais une autre fois. A la limite, je veux bien accorder le bénéfice du doute et espérer un changement de skin d'ici la sortie du jeu, avec un vrai Link original qu'on a jamais vu, comme l'était le Link de Wind Waker en son temps (c'est lui le petit bonhomme vert en fond d'écran au fait). Mais s'il n'y avait que ça ce serait trop facile. Largement prévisible : Le wiimotion plus (ce superbe ajout qui rend la wiimote plus précise (ce quelle aurait du être dès le départ, en fait)) sera obligatoire pour y jouer. Il parait que le gameplay sera grandement amélioré et ne sera pas un simple joujou comme dans TP. En attendant on a pu voir ce cher Miyamoto en direct live impuissant devant son gameplay "révolutionnaire et intuitif les graphismes ça compte pas on révolutionne le JV on vous dit" :


Il paraît que c'est plus précis. En attendant il galère deux ans à tuer trois araignées pourries là où ça prenait trois secondes dans les anciens. Mais ce qui m'énerve le plus, c'est cette manie qu'a Nintendo de prendre les "joueurs" par la main. Jusqu'au ridicule, voire l'absurdité totale. Et évidemment au détriment de l'immersion. A l'heure où les jeux tendent à supprimer petit à petit le HUD (affichage tête haute, l'interface graphique quoi) avec des petites trouvailles géniales (comme dans Dead Space où il est parfaitement intégré au personnage, ou grâce à des idées toutes bêtes à la Assassin's Creed où il est possible de l'enlever totalement dans les options,) afin de permettre une meilleure immersion dans l'univers proposé, Nintendo, lui, continue à nous obstruer la vue avec des infos partout.


L'immersion selon Nintendo.

 Que voyons nous sur cette image ? Le foutage de gueule en 4 leçons :

1 : Le joueur moyen est abruti. Tellement que même si l'on écrit sur le manuel et qu'on incorpore un tutorial en début de jeu, il ne saura jamais comment on dirige le personnage. Alors ce qu'on fait c'est qu'on modélise deux gros icônes qui prennent la moitié de l'écran avec les contrôles basiques de chez basiques qu'il utilise tout le temps. Nivellement vers le bas quand tu nous tiens.

2 : Le joueur moyen ne sait pas viser. Et surtout il ne sait pas où il vise. Alors on mets une flèche géante qui prend moitié de l'écran pour qu'il sache bien où il vise, le myope. Dans le genre "on vous prend pour des cons" j'ai rarement vu mieux. Bravo les mecs.

3 : Le joueur moyen n'a aucun esprit logique. Ce qui est bien avec le JV c'est qu'il permet d'améliorer certaines fonctions cognitives, dont l'esprit de déduction, les réflexes et la logique. Ce qui est bien avec la politique actuelle de Big N, c'est qu'il permet de faire régresser ces fonctions. Tout ça pour que les bobos achètent docteur Kawashima et fassent des mauvais scores. Hé, pas cons les mecs ! Non parce que bon, y'a DEUX boutons sur la Wii, hein.

4 : Le joueur moyen n'a aucune mémoire. Comme si c'était pas écrit suffisamment gros sur le côté droit, on redonne le bouton pour utiliser les objets en dessous, en gros. Attends, faudrait  voir à pas léser le joueur par une trop grande difficulté, hein !

Bref, après ce coup de maître - que dis je - ce coup de génie, on passe aux autres jeux. Je passe sur Mario sports mix beach volley de la honte et sur les remakes des remakes des remakes. Genre Kirby, Goldeneye et Donkey Kong Country. Ou comment utiliser la fibre nostalgique des trentenaires mou qui ont honte d'aimer le JV parce que c'est un loisir pour débile, puissance max.  Il faudrait dire à Nintendo que si on dit que c'était mieux avant c'est parce qu'ils sont pas capables d'installer de vraies nouveautés. Par contre j'avoue que le Kirby à l'air chouette.  Pas de là à me faire espérer un bon jeu, mais j'aime bien la patte graphique.




  Ma vraie attente de cette conférence, c'était Epic Mickey. Les premiers screens m'avait fait baver et je m'attendais à un univers décalé cauchemardesque. Un peu ce qu'est American Mc Gee's Alice pour Alice aux Pays Des Merveilles, mais pour Mickey. Et c'est pile le genre de trucs que j'adore. Alors Epic Mickey moi, j'avais bien envie qu'il soit réussi, et même si c'est sur Wii, ils auraient pu faire un excellent truc. Avec un univers sombre et un peu glauque tout le long avec un Mickey psychopathe. Mais non. On se retrouve, à priori, avec un jeu de peinture où on dirige Mickey en train repeindre le monde des ténèbres, j'ai pas trop bien compris pourquoi. Putain. Mon seul espoir réside dans le fait qu'on dirige le Mickey des années 30, et que certains niveaux sont des passages en noir et blanc qui rappellent les tout premiers dessins animés. Wait & See comme on dit.

Sinon, ils ont fini la conférence sur l'annonce de la 3DS trop révolutionnaire comme on voit les jeux en 3D sans les lunettes. Le problème c'est que j'en ai rien à foutre des consoles portables. Mais y'avait plein de nanas en bikini avec des 3DS donc il faut l'acheter si vous voulez serrer. Le jeu phare : Kid Icarus. Le jeu sorti de nulle part auquel personne n'a jamais joué mais que tout le monde aime depuis que Pit s'est incrusté dans SSBB. Les graphismes ont l'air un poil mieux que la DS, ça ressemble un peu à de la Saturn en moins bien. Et y'a un stick analogique dessus. Et sinon y'a le remake de Ocarina Of Time annoncé dessus. 



Bon et puis maintenant j'en ai un peu marre d'écrire cet article donc ça suffira.

lundi 14 juin 2010

E3 2010 : Conférence Microsoft.

J'ai pu suivre un peu de la conf Micro. J'ai envie de pleurer. De vomir aussi un peu. Je regarde ma 360. Je suis déjà en train de me dire "c'était mieux avant", alors que c'était déjà pas terrible. Putain. Le virus Nintendo s'est développé. Le JV va mourir. "Une nouvelle façon de jouer", il parait. Tout ce que j'ai vu c'est des débiles qui s'agitent et qui dansent. La Wii, en mieux. De quoi plaire aux bobos parisiens et à la ménagère de moins de 50 ans. Des jeux de merde genre Wii sport mais sans wiimote, Nintendogs mais avec des tigres et Forza Motorsport mais avec du lag. Et Metal Gear et Star Wars mais je préfère l'oublier.

Au niveau des annonces : DLC de Call of Duty, Fable III qui risque d'être aussi raté que les 2 précédents et Gears Of War 3 qui va être toujours aussi chiant mais dans la forêt, génial quoi. Pas une seule annonce intéressante. Enfin si.

 Prévisible, la 360 slim sort. Aujourd'hui, enfin demain. 250 Go et Wifi intégré, le tout pour 300€. Aucune baisse de prix, une réduction de taille, et un design. Un design... Je ne trouve pas les mots, non mais regardez la photo. On dirait la nouvelle Renault Mégane mixée avec mon radiateur. Peut être que Sony fera mieux, mais avec le PS Move, j'en doute.

Escape from L.A. convention center.

Une semaine sans post, je suis impardonnable. Mais heureusement j'ai une excellente nouvelle. Demain, c'est le début de L'E3 2010 (prononcez "I Cioube", "I Frui" ou "Euh Troua", pas de mix possible, l'euh cioube (sic) n'existe pas.). J'imagine que vous savez ce que c'est mais quand même précisons : Electronic Entertainment Expo. Soit le salon du JV le plus connu. Au programme : nanas en bikini, casualisation, nanas en bikini, enterrement du jeu vidéo, nanas en bikini, suites, nouvelles consoles, report de GT5, DLC et nanas en bikini. Alors forcément, je ne vais pas rater ça, d'ailleurs je serai en direct de LA tous les jours (du 15 au 17 donc). J'ai mes lunettes de soleil, "Le tour du monde en 80 Jours" et les derniers tomes d'Akira pour me tenir compagnie.




Bon Ok c'est pas vrai en fait je vais me les geler sous la pluie pour mon boulot d'été. Mais ! Je posterai une fois par jour, promis.

En attendant, ce soir, c'est la conférence Microsoft, et on apprend déjà que le Project Natal (donc la wii sans la wiimote et en HD...) est rebaptisé Kinect. C'est moche, ça sonne mal et c'est pas stylé. Mais avec une bonne campagne de pub ça peut passer.

lundi 7 juin 2010

"Carrefour, touloulouloulou."

Le jeu d'aujourd'hui est une véritable torture mentale. Vous connaissez le logo Carrefour ? Combien de temps avez vous mis à vous rendre compte que ce n'était qu'un "C" blanc dans un losange bleu et rouge ? 10, 20 ans ? Maintenant ? Ce jeu c'est pareil. Ce jeu, c'est G-Switch.

Dans G-Switch, on contrôle un fluokid dans un futur proche de très mauvais goût genre Retour Vers le Futur dépouillé. Le futur des années 80. Concrètement, c'est un mix entre Canabalt et Robot Unicorn Attack, en plus... énervant. Le principe est donc le même que les deux autres, on  court tout seul et on évite les obstacles. Si on s'arrête trop longtemps contre un mur ou que l'on tombe, game over. Ici pas de score, juste un parcours à finir (sauf dans le mode endless mais c'est nul j'y ai jamais joué, par contre je suis bien allé jusqu'au bout du parcours) et des checkpoints. Oui, des checkpoints. Parce que l'on meurt SOUVENT. Mais je dis pas "vous êtes des noobs vous allez mourir" mais "je suis un putain de gamer qui fini régulièrement les jeux en difficulté maxi et j'en ai grave chié". Le concept est pourtant simple : on court et avec X on inverse la gravité pour éviter les obstacles. Et c'est là que c'est dur. Pour notre cerveau. Comprendre qu'on ne saute pas mais qu'on inverse juste la gravité, comprendre qu'on peut tomber en haut, c'est aussi chaud que de voir ce putain de "C" sur ce foutu logo carouf. J'vous épargne le paragraphe psychocognitiviste gestaltiste antibehavioriste Lewinien même si j'ai bien envie de faire mon malin avec toutes mes connaissances psycho sauf que se la péter sur le net c'est inutile comme il existe wikipédia. Mais en gros c'est chaud d'arriver à intégrer cette notion. Et une fois fait, ben c'est juste le jeu qui est hyper millimétré de chez millimétré et qu'on est obligé de mourir pour connaître à l'avance les obstacles sinon c'est impossible.

Bonne chance.

PS : La musique est grave à chier. Vous pouvez la couper en appuyant sur "-".

La routine, c'est pas vraiment mon truc.

Ou comment dire avec classe que je change tout le temps d'avis.

Ce soir je suis content, j'ai réussi à ébaucher quelques modifs html, comme vous pouvez le constater.
Donc fond gris + sidebar a gauche + corps de texte plus large, enfin ! Ça me démangeais depuis un moment.
Maintenant je bosse sur un vrai fond d'écran, peut être une vraie bannière et pourquoi pas quelques détails sympa par ci par là (du genre la petite flèche pour remonter en haut de page.) Et corriger deux trois trucs qui ont disparus.
Tout ça pour dire que j'ai trouvé ce petit blog qui est une mine d'or pour les noobs comme moi en modif de code hache t'es aime elle.

Pour fêter ça je vous poste Brodyquest qui est la vidéo la plus marrante incompréhensible qui me fait pleurer à chaque fois tellement c'est absurde que j'ai jamais vue.


Ah et aussi, les fans que vous êtes auront remarqués l'absence du jeu flash du samedi de cette semaine. Bah ouais ça arrive pas souvent mais des fois j'ai une vie, des fois j'ai la flemme, des fois j'en ai marre de jouer à des conneries de jeux en flash, des fois j'ai pas envie d'être à l'heure. Et comme je préfère la qualité à la quantité, ben on va arrêter d'avoir ce foutu rendez vous hebdomadaire et je mettrai des jeux flash quand j'en aurait envie.

dimanche 30 mai 2010

Une grosse bulle multicolore. Qui parle.

Aujourd'hui j'ai la flemme, y'a des relous qui traînent dans l'immeuble, alors je me cale avec mon casque, Four Tet dans les oreilles. Alors j'ai envie de parler un peu de lui. De sa musique, de l'enfance et des bulles multicolores qui parlent. Parce que c'est de ça dont il s'agit. Je vois déjà ceux qui ne connaissent pas se dire qu'ils ont pas envie de lire parce que c'est uber relou de toute manière la musique électronique. J'ai quand même envie d'vous donner envie de découvrir, et tant pis si j'perds mon temps.

Concrètement, qu'est ce que c'est ? J'vous épargne les blablas "de son vrai nom Kieran Hebden blablabla projet solo du guitariste de Fridge (groupe de post rock que personne n'a jamais écouté) blablablabla electronica downtempo jazz guitare acoustique blablabla Londres blablabla Domino records blablabla 5 albums depuis 1998 blablabla les radis c'est bon" parce que de toute manière vous vous en foutez. Bref. Four Tet, c'est de l'enfance. Mais pas de l'enfance "mômes qui braillent" de l'enfance "innocence, pureté, soleil et champs de fleurs". Four Tet, c'est une grosse bulle  d'enfance multicolore. Voilà, c'est exactement ça. Et quand tu lances le disque, tu passes un contrat avec elle. J'm'en souviens la première fois qu'elle est venue dans mon cerveau, c'était pour la découverte de l'album Rounds (2003). Elle m'a dit :  "Viens avec moi, on va se filer, tête à tête je vais te fumer derrière les cyprès." Ouais enfin je m'en souviens pas très bien, c'est p'tet pas exactement ça. En gros tu passes le contrat de te laisser complètement emporter par la musique, car une fois dans la bulle c'est le bonheur. Peu importe ton enfance, celle-ci est parfaite. Beats électroniques côtoient guitare acoustique, saxo, piano et glockenspiel (j'aime bien dire glockenspiel j'trouve que c'est agréable au palet, et rigolo.). C'est un flot d'émotions maîtrisé par le DJ, ou comment l'électronique devient organique.

Pour commencer, je conseille les albums "Pause" (2001) et surtout, surtout, surtout "Rounds" (2003) qui est très certainement son meilleur disque. Ensuite, y'a "Dialogue" (1998) où l'on ressent beaucoup plus l'influence jazz, "Everything Ecstatic" (2005) plus expérimental. Et puis y'a le dernier "There Is Love In You" (2010 donc). Il reprend beaucoup de Rounds et y rajoute le romantisme de la House Music, malheureusement sur trop peu de pistes. Qu'importe il reste très beau. Et comme j'ai pris beaucoup de plaisir à faire une playlist spéciale Pixies, voici "Four Tet en 12 pistes" (toujours clic droit ouvrir dans une nouvelle fenêtre) ,si vous voulez avoir un aperçu. Parce que je sais toujours pas insérer le lecteur normalement.



Everything Is Alright (Pause) : Un morceau rassurant en guise d'intro. Champs de tulipes, sourires, soleil. Laissez-vous transporter.

As Serious As Your Life (Rounds) : Déstructuré mais accessible. Un rêve organique qui prend vie.

You Could Ruin My Day (Pause) : Souvenir nostalgique. Si j'veux je suis invincible.

She Move She (Rounds) : "Dis maman, pourquoi le ciel est bleu ?", en gros.

Smile Around The Face (Everything Ecastatic) : La seule de cet album, parce que j'l'aime pas trop EE. J'vous invite quand même à aller voir le clip, qui résume tout.

Unspoken (Rounds) : C'est un peu le sommet de la playlist. Normalement, vous devriez lâcher une p'tite larme là dessus. 

Aying (Dialogue) : Y'a aussi des enfants en Orient.

Love Cry (There Is Love In You) : La touche romantique et sensuelle. Les voix "Love Me/Love Cry" marchent à chaque fois sur moi.

The Butterfly Effect (Dialogue) : Nuit blanche, clopes et feutre noir.

My Angel Rocks Back And Forth (Rounds) : Stratosphère et cumulonimbus, mais la nuit.

Glue Of The World (Pause) : J'ai pas peur de la cour de récré, j'vais devenir spationaute.

Angel Echoes (There Is Love In You) : Le final de cette sélection. Aussi rassurant que l'intro, j'espère que tout c'est bien passé. Re-bienvenue dans le monde réel.

samedi 29 mai 2010

"And I ran, I ran so far awayyyy"

Le jeu de cette semaine, c'est Canabalt. Canabalt c'est comme Robot Unicorn Attack, mais en "noir et blanc urbain post apo fin du monde breakbeat". Si vous en aviez marre de la musique volontairement niase et du mauvais goût assumé de RUA, y'a des chances que Canabalt vous console quelques temps. Quelques temps seulement, parce que c'est quand même bien plus dur et largement aléatoire.


Regardons ça de plus près : On dirige un homme moderne en 2012 (lol) dans une course contre la montre perdue d'avance. Les immeubles s'écroulent, les méchas envahissent la ville, les fusées vous bombardent et les colombes sont là pour faire jolies. On court. Tout droit et de plus en plus vite.  On saute avec X ou  la barre espace. Sauf que là il ne faut pas aller trop vite, ni trop doucement. Pour ça il y a les caisses dispersées un peu partout dans le niveau infini. Il faut essayer d'en jouer pour se ralentir lorsque l'on va trop vite, pour éviter de sauter trop loin, ou les éviter si l'on ne veut pas courir trop lentement et se manger les murs. Pas bien compliqué me direz vous. Et pourtant, ça l'est. Ça l'est parce que c'est très chaud de rentrer dans un immeuble vitré, j'échoue toujours 80% de fois contre ces immeubles, et le décor est généré aléatoirement, donc on ne sait jamais si on fait bien de ralentir ou non. Mais bon heureusement l'écran du jeu est élargi donc si on passe son temps à regarder au bout de l'écran on peut anticiper un minimum. Bien pensé. Boah et puis la musique est quand même vachement cool et l'ambiance est hyper réussie.

Comme pour RUA, le score est le nombre de mètres parcouru, tout simplement, sans bonus, sans triche. Mon score perso est de 4482. Et j'peux vous dire que c'est chaud.



Si vous avez de l'humour, vous pouvez y jouer en coupant la musique et en lancant la vidéo youtube de  A Flock Of Seagulls en même temps. Moi ça m'fait rire en tout cas.



vendredi 28 mai 2010

Pourquoi les Pixies est le meilleur groupe du monde.

 Les Pixies. C'est un peu le groupe que tout le monde connait et que personne ne connait en même temps.  Qui n'a jamais écouté Where Is My Mind ? Que ce soit dans Fight Club, via la reprise de Placebo ou des émos lovers qui reprennent la version de Placebo dans des fêtes de villages, on la connait tous. Mais à côté de ça, bien peu ont écoutés le reste de leur discographie, moi le premier y'a encore un an de ça. Et aujourd'hui je viens poster sur mon blog que c'est le meilleur groupe du monde. Vous allez vous dire que je ne suis qu'un putain d'imposteur qui érige un groupe qu'il connait depuis trop peu de temps sur un piédestal où beaucoup se disputent déjà la place. Et vous aurez pas forcément tort. Sauf  que si ce n'était pas les Pixies, ce serait Neu!. Mais voilà, la preuve, vous connaissez pas, et vous allez dire que j'suis qu'un putain de snob élitiste. J'ai appris à renoncer à être le mec "qui connait tous les trucs bizarres que personne ne connait"  au premier abord en tout cas, et à me poser en tant que mec "qui s'y connais un max mais pas trop non plus sinon ça fait trop peur aux gens.", c'est plus facile pour draguer les nanas. Ha ! Blague à part les Pixies sont quand même réellement le meilleur groupe du monde, vraiment. 

J'vous disais qu'il y a un an de ça, je connaissais pas. Ben ouais, j'connaissais Where Is My Mind et, complètement overdosé, je me suis fermé à la discographie du groupe. J'ai finalement franchi le cap avec le premier album, Surfer Rosa (1988), l'été dernier. Le tube international m'a même paru salvateur, au milieu de cette déferlante incontrôlable d'énergie rock sans précédent. Et je n'ai écouté que ça du groupe pendant des mois. Surfer Rosa meilleur album du monde, la même année qu'ma naissance, avec cette pochette  (en photo au dessus) qui en dit long sur le contenu : Classe, mais couillu. La totale. Ensuite j'me suis mis à L'EP Come On Pilgrim (1987) qui contient Caribou, l'autre Where Is My Mind. Bref, à partir de là j'me suis lancé dans le reste, mais j'ai un peu boudé tout ça sous prétexte que Surfer Rosa c'est quand même indépassable.  Mais en fait non, Doolittle (1989) il est juste complètement génial. Il est même plus accessible que le premier et au final, il est au moins aussi bien si ce n'est meilleur. Après, 1990, 1991, les années du surf. Ouais à Boston on fait du surf, et même qu'on est vachement cool avec des lunettes de soleil et une combi. Respectivement Bossanova et Trompe Le Monde. Des albums moins fulgurants mais très très bons si on a déjà fait le tour des deux premiers et qu'on en redemande. Je préfère Trompe le Monde mais Bossanova contient plus de tubes, il faut le dire. Et c'est là qu'c'est devenu "le meilleur groupe du monde après Neu! mais quand même vachement bien donc c'est LE meilleur et c'est tout". Parce qu'ils se sont séparés avant de faire de la merde, que je les ai vu en concert mardi dernier même que c'était juste magique, qu'ils ont grave la classe, que 88 et 89 sont des années très fortes pour moi niveau albums et que mettre autant de violence et de subtilité  dans des disques sans avoir l'air con, c'est pas donné à tout le monde.



Pour vous faire un peu (re)découvrir le groupe, j'ai fait une petite playlist de mes 20 morceaux préférés. J'aurais voulu en mettre plus mais je pense que c'est suffisant pour vous donner envie de creuser si vous voulez ensuite.  Et j'ai bien envie de vous en parler un peu. En attendant la Playlist est ici, sur Grooveshark. (cliquez sur clic droit ouvrir dans une nouvelles fenêtre si vous ne voulez pas perdre cette page en attendant que je code html un peu ça). C'est pareil que Deezer mais avec des vraies chansons dedans.

Cecilia Ann (Bossanova) : L'intro parfaite. Une putain d'instru que je mettrai bien en fond sonore du court métrage "ma vie en deux minutes" qui doit sortir bientôt. J'étais content que ce soit l'intro du concert également.

Monkey Gone To Heaven (Doolittle) : Le tube qui fait mal. La bassline. Le refrain super planant et le final qui vous fera hurler "God is 7" dans la rue.

Debaser (Doolittle) : Je l'ai mise d'entrée parce que quand même, c'est la chanson que je connait le plus par cœur, même si je connais pas les paroles à part "I'm un chien andalousia" parce que ça fait délirer. Le moindre riff, le moindre break de batterie, tout. Debaser c'est la vraie vie.

Break My Body (Surfer Rosa) : Ici c'est les couplets trop sexy qui l'emportent. Et le passage au chant de Kim (la bassiste)  aussi. Et puis ce refrain qui rentre dans la tête et n'en sort jamais.

Is She Weird (Bossanova) :  Toujours cette basse. Mais de toute manière chez les Pixies, la basse c'est 50% de l'addiction. Et le final.

Trompe Le Monde (Trompe Le Monde)  : Le ton est mis dès le début, et ça ne s'arrête pas.

Broken Face (Surfer Rosa) : 200% d'adrénaline dans tes oreilles. 

Mr Grieves (Doolittle) : Intro complètement démente. Lalalalalala lalalalala lalalalala. Final complètement dément.

Nimrod's Son (Come On Pilgrim) : L'autre Broken Face. Puissante et sexy.

Bone Machine (Surfer Rosa) : Le chant (Frank Black), la guitare stridente, les mélodies géniales.

Planet Of Sound (Trompe le Monde) : On monte un peu le son, et "let's rock n roll on the waves with my fuckin' surf" comme on dit. D'ailleurs je sais pas si "on le dit" mais tant pis.

Oh My Golly (Surfer Rosa) : Après la mise en bouche qu'est planet of sound, le plat principal. Moins de deux minutes de violence, tu te détruit le cerveau et tu pogotes dans le métro. Mais avec classe. Rosa ! ohooooooooooooooohohoooooooo ! Rosa !!

River Euphrates (Surfer Rosa) : Un grand méchant qui montre ses grandes dents et qui te fait les gros yeux mais en fait il est super gentil au fond.

Where Is My Mind ? (Surfer Rosa) : Pas besoin d'en ajouter. Une pause grandement méritée.

Hey (Doolittle) : Une très très grande chanson également. Ce n'est plus sexy c'est carrément indécent à ce niveau là. Et puis c'est le "we're chained Hey-y" qui fait tout. Et le solo. Et la basse.

Alec Eiffel (Trompe le Monde) : Le morceau le plus cool du monde. Le synthé qui déboule à partir de la moitié du morceau est magique et me retourne à chaque fois. Moi je mets mes lunettes de soleil et je surfe. Après vous, vous faites ce que vous voulez.

All Over The World (Bossanova) : Il me semble qu'elle est assez connue pourtant c'est pas vraiment un single. Tout ça pour dire que les pixies c'est un groupe super sympa d'avoir fait cette chanson.

Wave Of Mutilation (Doolittle) : Celle là aussi elle sent grave l'eau salée, les coups de soleil et les nageoires de requins. Et puis "Drive my car into the ocean" c'est la meilleure phrase jamais écrite.

Gigantic (Surfer Rosa) : On arrive à mon morceau encore plus "préféré que je connais par coeur" que Debaser. La basse sensuelle, Kim au chant intégral, en intime. "A Big Big Love" moi aussi j'ai envie d'aimer le monde entier après ça.

Caribou (Come On Pilgrim) : J'ai passé mardi et mercredi à chanter Caribouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ouuuuuuuuuuuuu. A vous.


Prochainement : Pourquoi Neu! est le meilleur groupe du monde.

samedi 22 mai 2010

Hold Ooooon To The NIiiiiiight There Will Beeeeee nooo Shaaaame.

(Photo : Ici )

On est samedi, comme promis un jeu flashy. Ok je sais pas vraiment si je vais continuer parce que c'est super looooong d'attendre une semaine pour poster ce que j'ai envie, on verra. Pour l'heure : Robot Unicorn Attack. Le jeu le plus addictif du net. Mais vraiment.

Déjà, on dirige une licorne robot terminator émo arc en ciel qui fait des dashs (touche X) et des sauts (avec Z) . Mais voilà le truc ultime du jeu : les doubles sauts. Non mais franchement, les doubles sauts c'est pas la meilleure invention jamais réalisée ? C'est le putain de fantasme de tout être humain qui se réalise ! Vous avez déjà essayé de faire un double saut ? Non mais pour de vrai je veux dire, du genre je saute et je re-saute ensuite en prenant appui sur deux trois millions d'atomes invisibles à l'œil nu parce que c'est trop petit pour nous pauvres humains. A la question "quel pouvoir aimerai tu posséder ?" entre les réponses "hihihi j'aimerai voir les gens tout nu" ou encore "ça serait trop cool de voler" ou les trucs débiles "j'aimerai avoir le pouvoir d'être invisible lol" y'a moi qui réponds "je veux faire des putains de doubles-sauts. Je veux courir, sauter et pouvoir re-sauter ensuite et pouvoir dire "hey je fait des doubles sauts, ma vie c'est trop la classe"". Bref, c'est la meilleure invention de l'histoire du jeu vidéo. 

Sinon, le jeu consiste à courir (pas besoin des flèches le canasson court tout seul comme un grand) tout droit en essayant de récolter le plus de fée-papillons et de défoncer le plus d'étoile-météorites avec le dash sans tomber, ni se manger les murs ou les étoiles. Y'a un super système de sauts dosables, et de cumul de score avec les étoiles et les papillon-fées. Exemple : Une étoile = 100 points, la deuxième vaudra 200, la troisième 300 etc... Jusqu'à ce qu'on en oublie une dans ce cas la prochaine vaudra uniquement 100 points. (les fées c'est pareil mais par 10). Ce sont des points bonus au score établi tout simplement par le nombre de centimètres parcourus. Le tout dans un univers "rose bonbon disney arc en ciel guimauve culcul niais le tout sublimé par la musique complètement kitch et de mauvais goût mais complètement addictive". Franchement, il faut jouer avec le son. Sinon c'est tricher. On a 3 vie-vœux et les 3 scores cumulés donnent le score final. Record perso à l'heure d'aujourd'hui que je vais vite battre tellement je suis génial : 68 000 et quelques.

PS : faites gaffe à 5 000 points y'a des dauphins tueurs qui viennent mettre la pression.



You will fail !

mercredi 19 mai 2010

A picture of a Lovely Lady.

Ou pourquoi la scène mythique "le plus beau souvenir que puisse avoir un gamer dans sa vie pixelisée" de l'opéra dans Final Fantasy VI n'est en fait qu'une supercherie.


Pour ceux qui ne sauraient pas vraiment de quoi il s'agit, un bref récapitulatif s'impose à moi. Pour les autres, direction le paragraphe suivant. Tout d'abord FF6 (FF3 aux US), jeu mythique de la super nes et un des meilleurs opus de la série (pas difficile vous dirais-je, au vu de la qualité plus que discutable de cette série -et des jrpg--et du japon-). Non je n'aime pas les FF. Je n'ai joué que du 4 au 9 et je n'en ai fini qu'un seul -et plein de fois en plus- : le IX. Qui est sûrement aussi nul que les autres mais est réellement une de mes meilleures expériences vidéoludiques (ouais j'avais 13 ans), aujourd'hui encore, je n'arrive pas à le détester. Je n'ai jamais réussi à finir ce foutu 7ème volet (pourtant "mon 1er FF" ça aurait du le faire) à cause de la traduction tellement à côté de la plaque que tu ne comprends rien au scénar (et accessoirement de ma sœur qui avait effacée ma sauvegarde à l'entrée de la grotte du boss final), le 8ème c'est à cause de son système de combat aussi pourri que le reste du jeu et les deux avant le VI c'est parce qu'ils sont chiants. J'ai jamais osé toucher aux FF 128 bits de peur d'une crise de démence sans précédent face à autant de néant vidéoludique. Ceci étant dit, je ne m'explique pas pourquoi je n'ai jamais fini ce VIème volet (ouais enfin si c'est la flemme de faire du level up) qui est pourtant très bon. Les persos sont cools, les graphs sont vraiment beaux et j'accroche complètement à l'univers et au scénar. Et les musiques sont justes formidables. Et comme bien souvent, un consensus assez écrasant vous diras que la scène de l'opéra c'est le meilleur moment du jeu et même un de meilleurs moments de l'histoire du JV tout court à égalité avec le combat contre Psychomantis dans Metal Gear Solid. En gros le topo : les héros de l'histoire ont besoin d'un aréonef et le seul mec de la terre qui en possède un est amoureux de Maria, la célèbre chanteuse d'Opéra, et compte l'enlever à la prochaine représentation. Maria est introuvable et il se trouve qu'une de nos héroïnes, Célès, est son sosie tout craché. Ainsi le plan génial : Célès remplace Maria, se fait enlever à sa place et pique le véhicule volant.

La fameuse scène de l'opéra donc. Avec tant et tant d'émotions, qu'on en pleurerait si c'était pas juste un amas de pixel chantant un opéra en MIDI. Non, sérieusement, c'est un bon moment dans le jeu. C'est marrant, c'est plutôt original, c'est bien fait. Mais c'est tout. C'est TOUT. J'arrive pas bien à voir en quoi c'est culte, surtout avec Ultros "la pieuvre qui fait office de boss runing gag même pas drôle et pas cohérent comme il est censé être dans l'eau comme c'est une pieuvre" qui vient mais tout gâcher. C'est juste nul, si vous aviez du mal à vous imprégner de la scène malgré l'indiscutable côté épique, on peut dire que même le final est raté. La scène aurait pu être gigantesque et mythique à raison. Mais pas là. Pas comme ça. Encore une fois il faut que les japonnais gâchent tout avec leurs gags kikoolol n'importe quand. Non mais franchement quoi. Tu viens de chanter avec Célès sans te gourer de paroles, la musique était superbe, l'ambiance aussi, t'es en train de penser que c'est trop mignon et là bim, Ultros débarque "hinhinhin je vais jeter une enclume de 4 tonnes sur la scène pour tout gâcher hinhinhin". Je dis NON. Et puis le reste aussi "faisons semblant que c'était prévu dans la pièce les gens vont adorer", mais pffff. Je hais vraiment l'humour japonnais. Et encore là ça passe.

Tout ça pour dire, et avant de me faire lyncher par les membres de kikooff.fr, que c'est une bonne scène mais certainement pas une scène culte. Dans le même registre et si l'on veut à tout prix garder un moment de FF6 dans les anales (lol), disons que tout le passage à Zozo est génialissime. L'énigme de l'horloge, c'est génial, c'est culte, c'est le meilleur passage du jeu pour moi à égalité avec la fausse fin (sachant que je ne l'ai pas encore fini) et l'intro.


La scène dans son moment le plus "mythique" :



Et la scène entière "supercherie partie 1, partie 2 et partie 3".

Bisous à tous et bonnes vacances évidemment.

samedi 15 mai 2010

On peut aimer 2001 et être une personne normalement constituée.

D'habitude, quand on me demande quels sont mes films préférés, je réponds vaguement ou alors je contourne le sujet. Mais quand les gens insistent, je fini par répondre que j'adore complètement 2001 : L'odyssée de L'espace. Erreur fatale : On finit par me dévisager du genre "hein quoi quel mec chelou/intello/branlette/bobo qui mange du bio" :


 Depuis, j'ai développé une technique pour ne pas être considéré à tort : je brode. Je le case en plein milieu de trucs qui font de moi un mec cool et sympa aux yeux des autres du genre : "Dans la vie j'aime trop les chats, manger du pâté de foie à 8h du mat, écouter en boucle Debaser des Pixies, regarder le miel s'écouler de la cuillère, contempler le lever du soleil de ma fenêtre, faire semblant d'être un mec cool qui fume des roulées avec une touillette à la place, manger 16 Figolu devant un épisode de Futurama, vendre des touillettes à la machine à café, tuer les poulets dans Zelda : Ocarina Of Time et essayer d'y survivre le plus longtemps possible, regarder un vinyle tourner sur ma platine pendant que je l'écoute, pisser sur les poils des autres dans les urinoirs publics, répondre aux gens qui ne me parlent pas, mettre le doigt dans la bouche des gens qui baillent, insulter les gens dans le metro, faire peur aux gens dans la rue en marchant à côté d'eux, faire la course contre un enfant et gagner, remixer Francis Lalanne et  2001 :  L'odyssée de l'espace". Généralement, ça passe et les gens n'y voient rien à redire. Non j'rigole en fait les gens ils sont :


Pourtant ce film il est quand même extraordinaire, non ? Non mais sérieusement, si on passe outre les considérations infondées "snif snouf il se passe rien y'a que de la musique et des vaisseaux spatiaux et des singes bizarres", le film il est quand même formidable. Je suis ok pour dire que les 20 premières minutes sont éprouvantes et que la fin est hyper cheloupsychéspace. Mais le reste c'est juste du bonheur brut ! Le ballet des vaisseaux dérivant au beau milieu de l'immensité de l'univers, lent et silencieux, c'est un truc absolument génial. Et rien que les scènes dans les vaisseaux à 360°, je ne m'en suis jamais remis. Dès 30 minutes on à le droit à la serveuse qui apporte le plateau repas des pilotes et c'est juste la première grande scène du film. Et le jogging à 50 min ? Et toutes les scènes dans le vaisseau, et HAL 900 le conspirateur, et la réparation de l'antenne ?  Et la putain de musique ! Tout le film n'est qu'une chorégraphie. C'est vraiment un grand film. P'tet pas vraiment accessible mais bon franchement faut arrêter de cracher dans la soupe  lyophilisée deux minutes. Le rythme est peut être lent mais le film passe vachement vite tellement tu te sens tout petit face aux vaisseaux/infrastructures/l'univers. Non franchement vous aimez pas 2001 ? 


Comme un goût de Samedi en flash.



Aujourd'hui, j'essaie d'inaugurer un rendez-vous hebdomadaire sur ce blog. Je sais pas si j'vais m'y tenir jusqu'au bout mais j'ai pas mal de trucs dans ma sacoche. Le samedi sera le jour des jeux flash. Parce qu'on ne le dit pas assez souvent, et qu'c'est quand même hyper bien les jeux flash. Quand on a pas assez de temps pour jouer à un vrai jeu et qu'on a 2 minutes à tuer ou quand on cherche une excuse pour rien branler, un p'tit jeu flash ça fait plaisir.
Apparemment y'a un gros buzz dessus en ce moment, depuis deux semaines (et autant que j'y joue (merci à TOY)). J'vais un peu l'alimenter, parce que c'est quand même un gros morceau ce Super Mario Crossover. Le concept c'est un truc de malade parce que c'est forcément comme un fantasme qui prend vie pour n'importe quel gamer : jouer à Mario Bros avec les autres héros de la NES. Le truc c'est que voilà, non seulement y'a des héros différents, avec leurs propres thèmes, upgrades et capacités spéciales (toujours en lien avec le jeu d'origine), mais en plus le jeu est totalement adapté aux possibilités des persos. Un saut trop long à faire ? Y'a une plateforme qui apparaît. Le héros ne sait pas nager ? Hop, des sauts lunaires. Le perso est trop rapide ? On accélère le chrono. Le jeu est parfaitement jouable et finissable en entier avec chaque perso. Ensuite c'est du mario basique, des sauts, des pièces, des champignons, des goombas, des super étoiles, des toad farceurs "salu en fait ta princesse elle est pas ici hihihi" et des fleurs magiques. 

Vous n'avez pas reconnu tout le monde ? Petit tour d'horizon :

Mario, de Super Mario Bros. Y'a des chances que si vous lisez cet article, c'est que vous connaissez, donc je ne vais pas vraiment détailler. Mario petit, mario grand, mario feu. Petit bémol : j'ai l'impression qu'il saute un poil plus haut que dans le jeu original. Mais en fait il a 0 intérêt dans ce jeu, hein.

Link, de The Legend Of Zelda. Série très connue encore. Ici, on peut donner un coup d'épée et lancer le boomerang en capacité spéciale. A chaque upgrade la puissance de l'épée augmente ainsi que le boomerang.

Bill, de Contra. Y'a des chances que vous ne connaissiez pas. En clair, le jeu c'est comme Metal Slug. On tient clairement le perso le plus cheaté du jeu. A la 3ème upgrade on est quasiment invincible étant donné qu'on peut faire 3 tirs en même temps et qu'on peut couvrir toutes les zones de l'écran avec le flingue. On avance en tapotant le bouton de tir et on a fini le jeu.

Simon, de Castelvania. Jeu culte. Un perso un peu tout pourri quand même. Les sauts sont super rigides et on ne vas pas bien loin même avec le double saut. Par contre le fouet est cool et devient feu au 3ème upgrade et rien que de pouvoir lancer des haches contre les frères marteaux et tenir ainsi sa vengeance après 20 ans de frustration, le perso mérite amplement sa place ici.

Megaman, de Megaman, quoi. Le perso le plus pourri du jeu, mais facilement. 0 puissance de tir, même en chargeant la boule d'énergie, même en mégaman feu, sauts très très courts et impossibilité de se baisser sauf en faisant une glissade "j'esquive une boule de feu mais je me suicide comme un noob ensuite".

Samus, de Metroid. Ma préférée. Plus on upgrade, et plus les balles vont loin et son puissantes. mention spéciale au 3ème niveau avec Samus sans armure avec les tirs en zigzag. Possibilité de se mettre en boule et balancer les mines. Génial. Sauts lunaires et dosables hyper facilement. Rah et puis Best Music Ever quand même.

N'hésitez pas à configurer vos propres boutons avant de jouer, c'est assez injouable par défaut. Je conseille Link et Samus pour un jeu équilibré. Et Bill pour vous défouler.