Ce mois-ci est sorti ce Hors Série plutôt intéressant du magazine Tsugi. Je suis pas tellement fan des magazines. J'ai plus une âme d'un blogueur que d'un abonné à une rédaction condamnée à suivre une ligne de rédaction uniforme. Et, à part quelques exceptions (j'vous ai déjà parlé de Resident Advisor), je n'en lis pas, ou alors pour comparer mon avis avec celui de la critique. Tsugi n'est pas une exception, même s'il m'arrive de consulter le site de temps à autre. J'dois bien avouer que les magazines qui titrent "100 disques indispensables que vous ne connaissez pas encore" en hors série de l'été, m'intriguent : "il reste encore des disques que je ne connais pas ? Voyons voir." aurais-je voulu avoir les moyens de me dire. En réalité, la curiosité à pris le dessus. Et effectivement, ça n'a pas loupé. A première lecture, seulement 9 disques ont eu le plaisir de se faufiler jusqu'à mes oreilles. Dont deux (le disque de The Other People Place et celui d'Arovane "j'en parlerai") qui sont cultes pour moi.
Des disques oubliés, depuis 1980 à aujourd'hui. Vaste programme. J'aurai aimé y voir les années 70 également mais il y aurait eu 100 disques de Krautrock. A conseiller à l'auditeur qui a fait le tour des "1001 disques à avoir écouté dans sa vie" ou encore des "disques favoris de Phillipe Manoeuvre". A conseiller au néophyte qui a besoin d'un porte d'entrée dans l'univers encore inconnu de la bonne musique. Je n'ai pas tout lu. Il y a des microchroniques pour chaque disque, des minidossiers sur des groupes (Coil !) un disque "sympa sans plus" et des "top 5" dont de merveilleuses chroniques enragées qui démontent la hype des 00's (Animal Co, Arcade Fire, Fleet Foxes, Burial...) et des 80's (Joy Division, Sonic Youth, Pixies...) avec un cynisme absolu. J'aime ce genre de choses. Celles où tu esquisse un sourire poli en grinçant des dents "hahaha quel con n'importe quoi !" quand tu aimes profondément un des disques victimes, celles où tu arbore un énorme sourire fier "Il a raison hinhinhin !" quand elles défendent une vision dont tu pensais être le seul détenteur. C'est le jeu. Un jeu auquel peu de personnes veulent jouer, ce qui le rend terriblement plus amusant. Dans tous les cas, il fera office de lecture de chevet pendant mon été, et j'espère y découvrir de quoi remplir mon étagère.







