mardi 27 juillet 2010

TSHS2

Ce mois-ci est sorti ce Hors Série plutôt intéressant du magazine Tsugi. Je suis pas tellement fan des magazines. J'ai plus une âme d'un blogueur que d'un abonné à une rédaction condamnée à suivre une ligne de rédaction uniforme. Et, à part quelques exceptions (j'vous ai déjà parlé de Resident Advisor), je n'en lis pas, ou alors pour comparer mon avis avec celui de la critique. Tsugi n'est pas une exception, même s'il m'arrive de consulter le site de temps à autre. J'dois bien avouer que les magazines qui titrent "100 disques  indispensables que vous ne connaissez pas encore" en hors série de l'été, m'intriguent : "il reste encore des disques que je ne connais pas ? Voyons voir." aurais-je voulu avoir les moyens de me dire. En réalité, la curiosité à pris le dessus. Et effectivement, ça n'a pas loupé. A première lecture, seulement 9 disques ont  eu le plaisir de se faufiler jusqu'à mes oreilles. Dont deux (le disque de The Other People Place et celui d'Arovane "j'en parlerai") qui sont cultes pour moi.

Des disques oubliés, depuis 1980 à aujourd'hui. Vaste programme. J'aurai aimé y voir les années 70 également mais il y aurait eu 100 disques de Krautrock. A conseiller à l'auditeur qui a fait le tour des "1001 disques à avoir écouté dans sa vie" ou encore des "disques favoris de Phillipe Manoeuvre". A conseiller au néophyte qui a besoin d'un porte d'entrée dans l'univers encore inconnu de la bonne musique. Je n'ai pas tout lu. Il y a des microchroniques pour chaque disque, des minidossiers sur des groupes (Coil !) un disque "sympa sans plus" et des "top 5" dont de merveilleuses chroniques enragées qui démontent la hype des 00's (Animal Co, Arcade Fire, Fleet Foxes, Burial...) et des 80's (Joy Division, Sonic Youth, Pixies...) avec un cynisme absolu. J'aime ce genre de choses. Celles où tu esquisse un sourire poli en grinçant des dents "hahaha quel con n'importe quoi !" quand tu aimes profondément un des disques victimes, celles où tu arbore un énorme sourire fier "Il a raison hinhinhin !"  quand elles défendent une vision dont tu pensais être le seul détenteur. C'est le jeu. Un jeu auquel peu de personnes veulent jouer, ce qui le rend terriblement plus amusant. Dans tous les cas, il fera office de lecture de chevet pendant mon été, et j'espère y découvrir de quoi remplir mon étagère.

lundi 19 juillet 2010

Sable dans le maillot et décolletés plongeants.

Je vais vous apprendre un truc, c'est l'été. L'été c'est cool. Il fait trop chaud, les filles sont plus belles et le reste du monde entre dans une autre dimension. Il paraît que ça fait cool d'élire un album de l'été, mais je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment l'actualité de cette année 2010, donc mon choix sera vite fait. L'album de Tame Impala nommé "Innerspeaker" s'impose en "disque de l'été, en tout cas des mois de Juin/Juillet facile". Comment résumer ? Vous aimez MGMT mais vous trouvez "Congratulations" "mauvais et peu inspiré" ? Vous aimerez ce disque. Vous n'aimez ni MGMT, ni Congratulations ? Vous l'aimerez aussi. D'ailleurs même si vous ne connaissez pas MGMT ni leur dernier album vous aimerez ce disque. Par contre si vous aimez Congratulations vous avez définitivement mauvais goût. Bref, je vais quand même parler de Tame Impala.

La première chose qui m'a intrigué dans ce disque, c'est la pochette (wahouh!), le nom (référence à Impala Syndrome ?), puis le single Solitude Is Bliss (Sans doute le morceau le plus mauvais de l'album...). A 2 contre 1, je me suis lancé dans l'aventure. Premier constat : L'album respire la fraîcheur, la fin des années 60 et les hippies sur les plages.



Dès le départ, on se laisse embarquer. It Is Not Meant To Be pose le ton de l'album : Aérien et ensoleillé. Tandis que Desire Be Desire Go apporte un peu de légèreté, on croit atteindre (à raison) le sommet indépassable de l'album avec Alter Ego, véritable torrent psychédélique sucré, nirvana pour cerveaux encore lucides. Et la (très bonne) suite de l'album ne nous contrediras pas. Du moins jusqu'à Expectations. Pour tout dire, si cet album entre dans mes favoris du moment c'est surtout grâce à Expectations. Épopée onirique multicolore d'un peintre inconscient, le morceau est, à l'image de l'album, une formidable synthèse du meilleur de la musique psychédélique fin 60's/début 70's couplée à une basse et un refrain à toute épreuve. En bref, si vous mourrez de soif, écoutez cet album.

mercredi 14 juillet 2010

Le cas Toy Story, et un petit peu le cas Pixar aussi.

D'entrée, j'annonce de mémoire que ça fait pile 10 jours que je n'ai rien fait. C'est les vacances j'ai le droit. J'ai fait plein de trucs qu'on ne peut faire que pendant les vacances : accepter l'échec de ma vie. Non, je ne finirai jamais FF6. La première fois que j'ai essayé, ma sauvegarde a plantée, la deuxième c'est mon PC entier qui claque. Je n'ose le tenter une troisième, ou alors pas avant décembre 2012. Bon et je peux aussi re-regarder les 2 Toy Story. En attendant de voir le 3ème volet.


John Lasseter, suite spirituelle de Tin Toy, 1995, Premier Long métrage Pixar, et tout le blabla que vous savez déjà, on zappe, pour arriver à l'essentiel : Toy Story est le meilleur Pixar jamais sorti. D'un côté, c'est con que ce soit le premier. De l'autre si on se penche un peu sur le reste des prod' il apparaît comme une évidence : la suite est excellente, 1001 pattes est plutôt bon, Monstres & cie, Ratatouille et Wall-E font partie des meilleurs (selon la règle intestable suivante issue de mon bon goût indéniable : mes préférés = les meilleurs) quant au reste, c'est plutôt mitigé : Cars est un daube, Nemo, Indestructibles et Là Haut sont décevants. Trop enfantin pour Nemo, trop "réaliste" pour Indestructibles et trop syndrome Wall-E pour La Haut. Étrange cette nouvelle mode chez Pixar, 30 minutes de poésie pure et de génie qui te nargue "je suis le meilleur film d'animation que t'ai jamais vu, mec !" mais changement du tout au tout pour le reste où tu t'ennuie devant tant de facilité et de recyclage. Sauf que j'aime quand même Wall-E.

Toy Story, c'est le concept magique : les jouets prennent vie une fois les enfants partis. Et c'est là que le talent de Pixar fait passer le film du simple statut de divertissement pour enfants à une fable pour adultes. En tant que spectateur, tu peux regarder le film avec ton âme d'enfant, rire aux blagues, suivre les péripéties avec de grands yeux béants, avoir peur de Cid et t'imaginer à la place d'Andy. Tu peux aussi le regarder  comme un vrai adulte et t'amuser des références cinématographiques (plus subtiles que dans le deuxième volet) mais pas que (littéraires et private jokes), y voir une fable moderne et jouir de la qualité de l'animation. J'ai pas besoin de vous détailler les thèmes abordés (la jalousie, l'abandon, la conscience de soi et blablabla) et de décortiquer chaque seconde du film pour prouver méthodiquement que c'est un film intelligent et subtil. Tout simplement parce que j'ai horreur de ça, j'ai toujours pris en grippe les profs de français qui nous obligeaient à détailler et interpréter chaque éléments d'œuvres : Pourquoi serait-on obligés de mettre des mots sur ce qu'on a vu et compris ? Si c'est implicite, nul besoin d'expliciter. C'est pas bien grave en soit sauf que c'est un affront à l'intelligence du spectateur ainsi qu'a l'œuvre. Comme d'hab', j'avais déjà tout compris à 13 ans. De toute façon que vous soyez de l'un ou l'autre des bords, le film ne repose pas que sur ces seules qualités : l'écriture et la mise en scène sont justes énormes. Là tout de suite, j'ai en tête la poésie des monstres de la chambre de Cid (raah l'araignée robot à tête de poupée scalpée, la canne à pêche sur jambes...), la scène "finale" des jouets qui se vengent de leur tortionnaire, "Vers l'infini et au delà !!" et le début, avec la mission commando des soldats en plastique, qui représentent au mieux la force du concept derrière ce bijou.



(j'ai pas trouvé l'extrait intégral)

dimanche 4 juillet 2010

Roux ma keuf l'aï.

Aujourd'hui je fait de la pub. Je fait de la pub pour le blog de RooMcFly. Pas qu'elle en ai besoin, (c'est une star du net), mais elle m'en a fait une fois et c'est le navet la plus bonne que je connaisse.


Concrètement son blog il donne quoi ? Des playlists à la con. Ouais c'est ça, avec des images et des vidéos qui n'ont rien à voir. Et comme une démo vaut mieux que des explications à rallonge, voici en exclu un article en mode roux :

Au début, elle numérotait les articles, maintenant elle fout des citations HS parce que ça fait trop délire, du genre
Pépé dit que les garçons sont fait de vers et de limaces. Je... J'aime pas beaucoup Pépé.

Ensuite, on a droit à une image trop délire qui n'a rien à voir avec le reste et une légende appropriée
Well Done !

Là c'est le moment où elle raconte sa vie et où elle explique la playlist du jour, en gros ça donne :
Aujourd'hui un fan Anonymous illettré m'a demandé sur Formspring une super playlist top géniale : [insérez ici un thème à la con]. Je parie que personne ne sait que [insérez ici une anecdote que tout le monde connait] je tiens donc à réhabiliter la vérité sur la choucroute belge.

C'est alors qu'elle balance sa playlist, et j'en ai concocté une pour que ce soit plus drôle sur un thème que j'ai tiré au hasard dans mon chapeau magique : Les titres de chansons qui sont des prénoms de filles. J'en ai oublié exprès, pas besoin de venir me dire que j'ai oublié telle ou telle chanson : Je n'ai pris que du "rock" au sens large et jamais deux fois le même prénom et que des morceaux que moi j'aime alors voilà et je vais écrire en taille normale parce que ça deviens illisible : 


Je n'arrive toujours pas à insérer ce foutu lecteur grooveshark et comme j'ai pas envie de me prendre la tête cliquez ici.

Au programme : la vérité sur Gloria, Lola le transsexuel, le morceau le plus le seul morceau triste de l'univers par CAN, Stevie Nicks est la femme la plus sexy du système solaire sur Rhiannon, j'ai triché en mettant Solaar mais en ce moment j'ai ressorti tous ses vieux disques donc j'ai le droit, et d'autres. J'ai aussi triché sur Eddy Grant : Jo'anna n'est pas une femme mais Johannesburg, mais comme c'est la coupe du monde et que c'est l'été j'y suis un peu obligé.

Ensuite elle signe :
Kisslovepeace bordel de bite enjoy bonne nuit skee skee

LOL