mercredi 14 juillet 2010

Le cas Toy Story, et un petit peu le cas Pixar aussi.

D'entrée, j'annonce de mémoire que ça fait pile 10 jours que je n'ai rien fait. C'est les vacances j'ai le droit. J'ai fait plein de trucs qu'on ne peut faire que pendant les vacances : accepter l'échec de ma vie. Non, je ne finirai jamais FF6. La première fois que j'ai essayé, ma sauvegarde a plantée, la deuxième c'est mon PC entier qui claque. Je n'ose le tenter une troisième, ou alors pas avant décembre 2012. Bon et je peux aussi re-regarder les 2 Toy Story. En attendant de voir le 3ème volet.


John Lasseter, suite spirituelle de Tin Toy, 1995, Premier Long métrage Pixar, et tout le blabla que vous savez déjà, on zappe, pour arriver à l'essentiel : Toy Story est le meilleur Pixar jamais sorti. D'un côté, c'est con que ce soit le premier. De l'autre si on se penche un peu sur le reste des prod' il apparaît comme une évidence : la suite est excellente, 1001 pattes est plutôt bon, Monstres & cie, Ratatouille et Wall-E font partie des meilleurs (selon la règle intestable suivante issue de mon bon goût indéniable : mes préférés = les meilleurs) quant au reste, c'est plutôt mitigé : Cars est un daube, Nemo, Indestructibles et Là Haut sont décevants. Trop enfantin pour Nemo, trop "réaliste" pour Indestructibles et trop syndrome Wall-E pour La Haut. Étrange cette nouvelle mode chez Pixar, 30 minutes de poésie pure et de génie qui te nargue "je suis le meilleur film d'animation que t'ai jamais vu, mec !" mais changement du tout au tout pour le reste où tu t'ennuie devant tant de facilité et de recyclage. Sauf que j'aime quand même Wall-E.

Toy Story, c'est le concept magique : les jouets prennent vie une fois les enfants partis. Et c'est là que le talent de Pixar fait passer le film du simple statut de divertissement pour enfants à une fable pour adultes. En tant que spectateur, tu peux regarder le film avec ton âme d'enfant, rire aux blagues, suivre les péripéties avec de grands yeux béants, avoir peur de Cid et t'imaginer à la place d'Andy. Tu peux aussi le regarder  comme un vrai adulte et t'amuser des références cinématographiques (plus subtiles que dans le deuxième volet) mais pas que (littéraires et private jokes), y voir une fable moderne et jouir de la qualité de l'animation. J'ai pas besoin de vous détailler les thèmes abordés (la jalousie, l'abandon, la conscience de soi et blablabla) et de décortiquer chaque seconde du film pour prouver méthodiquement que c'est un film intelligent et subtil. Tout simplement parce que j'ai horreur de ça, j'ai toujours pris en grippe les profs de français qui nous obligeaient à détailler et interpréter chaque éléments d'œuvres : Pourquoi serait-on obligés de mettre des mots sur ce qu'on a vu et compris ? Si c'est implicite, nul besoin d'expliciter. C'est pas bien grave en soit sauf que c'est un affront à l'intelligence du spectateur ainsi qu'a l'œuvre. Comme d'hab', j'avais déjà tout compris à 13 ans. De toute façon que vous soyez de l'un ou l'autre des bords, le film ne repose pas que sur ces seules qualités : l'écriture et la mise en scène sont justes énormes. Là tout de suite, j'ai en tête la poésie des monstres de la chambre de Cid (raah l'araignée robot à tête de poupée scalpée, la canne à pêche sur jambes...), la scène "finale" des jouets qui se vengent de leur tortionnaire, "Vers l'infini et au delà !!" et le début, avec la mission commando des soldats en plastique, qui représentent au mieux la force du concept derrière ce bijou.



(j'ai pas trouvé l'extrait intégral)

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