lundi 28 juin 2010

VHS artificielles et croques monsieur.

Felt. Evergreen Dazed. Des noms qui m'étaient inconnus il y a 30 minutes. Et pourtant il est clair qu'ils ne quitteront pas mon esprit. Pas aujourd'hui, ni même demain. Je sens déjà que je commence à me la jouer sentimentalo-niais, mais c'est quelque chose d'intense, et surtout, de très rare. Je préviens d'avance, ce sera un article assez personnel. Si vous y êtes allergique passez sans hésiter votre chemin. Comment vous expliquer... La magie d'internet, et du souvenir construit. A l'instant, ce morceau est un des plus importants que je connaisse. Commençons par le début : J'écoute tranquillement The Years EP de Memoryhouse en préparant des croques-monsieur, le match Brésil-Chili en fond, le son coupé. Je me mets à rechercher la date de sortie de cet EP sublime dont je parlerai très certainement avant la fin de l'année. Je tombe sur un article de Magicrpm et je tombe sur du namedropping sauvage : The Cure, Kate Bush et New Order. Et en plein milieu,  le morceau Evergreen Dazed, qui ne me dis absolument rien. Et comme à chaque fois dans ces cas là, je youtube le machin pour écouter. Wooow, la première écoute me laisse bouche bée et j'en oublie complètement les croques monsieur. Gros silence dans l'appartement. Depuis je n'ai de cesse de le remettre en boucle. J'ai l'impression qu'il est bien plus qu'une simple bonne surprise de plus : il représente pour moi une complémentarité avec Apache des Shadows. Aucun rapport à première vue. Si ce n'est ce passage entre 1m12 et 1m27 où les sonorités des deux morceaux sont très proches. C'est à cet instant là que tout c'est joué pour moi, je pense. Explications : Apache est certainement le morceau le plus lié aux évènements les plus importants de mon vécu. De manière inconsciente en tout cas. Je n'ai jamais écouté d'autres morceaux des Shadows, et ne le ferai sans nul doute jamais. C'est tout simplement la bande son de la VHS de mon enfance. Pile pendant la période d'amnésie infantile. De ces souvenirs dont je ne me souviens pas même la moindre seconde. Des souvenirs construit sur les simples images de cette vidéo, et de cette musique. Des masques de zorro, des maisons en bois et des vélos en plastiques. La fierté de mon père. C'est important pour moi. Et si Evergreen Dazed me bouscule autant ce soir, c'est qu'elle représente en quelque sorte la version désabusée, résignée  et pessimiste d'Apache. Le côté Face, ou le côté Pile, c'est comme on veut au final. Je ne pensais pas qu'un morceau pouvais encore remonter aussi profond dans mon inconscient, aujourd'hui. Sur ce, je vais tout de même découvrir l'album, et le groupe. Et manger les croques-monsieur.

1 commentaire:

Roo McFly a dit…

je vois pas trop le lien avec Apache (enfin pas plus que ça) mais j'aime bien.