Ce weekend, comme tous les ans depuis que j'habite Toulouse, j'étais à la prairie des filtres, le cul par terre, les yeux vers le ciel, les oreilles au soleil pour la 8éme édition des Siestes Électroniques. Les Toulousains ne mesurent pas la chance que nous avons d'avoir un festival aussi génial gratuit (ou quasi avec les soirées payantes) en plein centre ville.
Première rencontre de cette session : Pantha Du Prince (et comme j'en ai marre d'expliquer à chaque fois, je mets juste des liens à partir d'aujourd'hui et donc voici sans nul doute un des meilleurs morceaux du monsieur) le Jeudi 24. Sans aucun doute le nom qui m'a mis la bave aux oreilles cette année. Voire le seul comme je ne connaissais aucuns des autres artistes. Malheureusement annulé pour cause de grève de train. Énorme déception, j'suis même pas resté pour Stanley Brinks, ayant écouté avant d'y aller, je n'avais pas été hyper emballé. Tant pis. A la place des inconnues m'ont raconté leurs vies sexuelles. C'est avec regret que j'ai raté la soirée du vendredi dans un entrepôt délabré, ça avait l'air assez génial. Du genre "Berlin au bord de la Garonne c'est possible". Tant que j'y suis, j'ai également manqué le premier show du Samedi 26, Es. Décidément c'est un début assez chaotique.
Heureusement le deuxième groupe fut une bonne surprise, une jolie découverte. Et ce fut même la meilleure prestation de cette édition. Non, la curiosité n'est pas un vilain défaut, et ce festival le prouve une fois de plus. Animal Collective sans le côté énervant, JJ sans l'exubérance inutile, High Places sans la timidité maladive, et sûrement des milliers d'autres références à des groupes que je n'ai pas le plaisir de connaître. The Ruby Suns marquent le début de mes vacances et l'arrivée du soleil. Mon coup de cœur des Siestes 2010. La journée se poursuit avec Machine Drum, un gros geek avec une coupe bizarre qui mixe du hip hop/rn'b en chantant sous la douche par dessus. Le DJ set de Rebolledo à mis le feu (modérément) à la prairie jusqu'à 22h.
Deuxième journée, et une fois n'est pas coutume, j'arrive en retard et loupe le premier quart de Marc Demerau. Il n'en reste que c'était quelque chose d'assez magique. C'est comme si Fennesz rencontrait Alva Noto qui serait pote avec John Zorn. Puis y'avait aussi Château Marmont mais j'm'en souviens pas. Ensuite y'avait Mt Kimbie qui fait le buzz en ce moment. Il paraît que c'est du Dubstep mais j'ai pas vraiment trouvé. Pourquoi pas. En même temps pour ce que je m'y connais... Comme y'avait une jolie fille à côté j'ai pas vraiment suivi. La journée s'est achevée sur la prestation du DJ de Junior Boys qui a su mettre la même ambiance que la veille, en mieux.
Vivement l'année prochaine.


5 commentaires:
T'as oublié Chateau Marmont.
Effectivement, ma mémoire me fait défaut.
oh putin les boules pour PdP... le problème des siestes électroniques à Toulouse bah .. c'est que c'est à Toulouse.
Expliques moi ta théorie de snob là parce que je comprends pas ? Pourquoi c'est un problème que ce soit à côté de chez toi et pas à l'autre bout de l'Europe ?? :/
Bah tu dis que les toulousains mesurent pas leur chance et oui la majorité des Toulousains ne connaissent même pas et s'en foutent même. Je trouve ça très bien que ce soit pas loin de moi, ça m'arrange, j'ai jamais dit l'inverse. Mais je pense que ce festival serait peut-être pris à sa juste valeur s'il était ailleurs (et pas forcément à l'autre bout de l'Europe..).
Et il n'y a pas d'exubérance inutile dans les morceaux de jj.
(et ce que je dis n'est pas snob, j'ai pas dit "oh ça aurait été mieux à Paris, la province ça craint").
Enregistrer un commentaire